• « Le Taijiquan avec ou sans Qi »

    « Le Taijiquan avec ou sans Qi » / par Yaron Seidman 

     

     

    Le Taijiquan est un art martial qui s’appuie sur la puissance intérieure.

    L’évolution documentée du Taijiquan aux 18ème et 19ème siècles n’a pas marqué la division du Taijiquan en des écoles différentes.

    Ce n’est que dans les cent dernières années qu’une distinction a été faite entre le Taijiquan d’une famille et celui d’une autre.

    Dans les temps anciens la quête de tout pratiquant de Taijiquan était unique : " Atteindre le vrai Gongfu", qui signifie atteindre un très haut niveau dans les arts martiaux. Sous cet angle tous les pratiquants de Taijiquan étaient unis dans l’atteinte du même but.

    De fait, tous les pratiquants des écoles d’arts martiaux de Chine poursuivaient la même quête.

    A la fin du 19° siècle et au début du 20° siècle le monde des arts martiaux en Chine a subit une transformation. La société Chinoise a connu un changement au tournant du siècle qui amena en réaction au déclin de la dynastie Qing, le développement d’une influence majeure à l’étranger et le soutien de la montée du Gouvernement Républicain de Sun Yatsen.

    A cette époque, les Chinois passaient d’un modèle d’observation unifié à celui de définitions claires et distinctes des choses observées. Les termes "Arts Martiaux" et "Taijiquan" devinrent de grandes catégories qui devaient être divisées en de plus petites structures ou cellules. Les différents styles de Taijiquan furent nommés du nom des grands maîtres et de leurs familles qui préservèrent l’art.

    Le style Yang fut appelé ainsi d’après la famille Yang et le style Chen du nom de la famille Chen, etc. Ce ne fut jamais le grand maître du style qui désigna son propre style de son nom, ni même son fils qui le fit.

    Pour eux, la pratique du Taijiquan constituait une véritable voie d’accomplissement, une réalisation de la maîtrise dans les arts martiaux et dans leur vertu. Une distinction entre les différentes écoles a vu le jour sous l’impulsion de personnes extérieures, de celles qui ne pratiquaient pas l’art.

    Comme l’observateur moyen avait vu des démonstrations de Taijiquan par divers pratiquants qui semblaient très différentes, il les classa selon des styles différents. Les initiés (les disciples et les étudiants proches) étaient toujours très conscients de la nature interne du Taijiquan, et ainsi, ils étaient moins impressionnés par les mouvements externes.

    Dans le livre "Applications et Méthodes du Style Chen Taijiquan" la fameux expert de Chen, Hong Junsheng, écrivit : "Lorsque nous regardons les photos de Chengfu démontrant ’Da Lu’, le pouvoir d’enracinement dans sa posture du cheval est parfait. Il n’est pas différent du style Chen".

    Dans les deux dernières décennies un sujet de controverse majeur a été soulevé et débattu, divisant encore plus les écoles de Taijiquan. Pour le citer : « y a-t-il du Qi (chi) ou non dans le Taijiquan ? ». Cette question illusoire a causé beaucoup de confusion dans les cercles du Taijiquan.

    Une école "Croît" au Qi comme une partie intégrante du Taijiquan, alors que l’autre école est « convaincue » par le Taijiquan scientifique et les mécanismes du corps. Dans cet article nous explorons les écoles apparemment différentes et comment peut-on combler le fossé qui les sépare.

    Tout d’abord, nous allons décrire ce qu’est le Taijiquan scientifique. Le Taijiquan scientifique est la mise en application de la théorie des mécanismes dans les mouvements du corps, tout autant que l’usage de la physique de ces mécanismes dans la mise en œuvre des poussées de mains. De cette façon, l’étudiant peut apprendre clairement comment un mouvement « correct » multipliera plusieurs fois sa puissance à la différence d’un mouvement « incorrect ».

    L’application d’un angle correct ou d’une direction donnée est requise pour obtenir l’exécution d’un mouvement avec des résultats optimum.

    Lorsqu’il apprend cela de manière adéquate, l’étudiant prend l’avantage par des méthodes d’effet de levier, et avec une petite quantité de force il a un impact puissant sur un adversaire.

    Un exemple de cet "Effet de Levier" est l’emploi d’une perche pour déplacer un rocher.

    Lorsqu’une personne essaye de déplacer le rocher avec ses mains, il est trop lourd à bouger. Cependant, par l’emploi de l’effet de levier de la perche, il est aisé de déplacer le rocher.

    L’emploi de méthodes scientifiques dans le Taijiquan est de la plus haute importance, et explique la grande puissance du Taijiquan. L’analyse complète des mécanismes du corps et de l’effet de levier dans le Taijiquan est au-delà du champ de cet article. Toutefois, cette introduction préalable était nécessaire.

    La deuxième école de Taijiquan est " l’Ecole du Qi ". Cette école reconnaît le pouvoir du « Qi Interne » dans le Taijiquan, et passe ainsi beaucoup de temps à accroître et entraîner le Qi. Alors que le manque de connaissance à propos du Qi en occident était la cause principale de la division entre ces deux écoles, la tendance à diviser a aussi été un facteur aggravant de cette division. Dans la compréhension largement répandue aujourd’hui du Qi existe une méprise de ce qu’est réellement le Qi, et de la part qu’il a dans la pratique du Taijiquan.

    Le Qi est "Mouvement". Cependant, il est un mouvement très spécifique. Il est contraire à la croyance commune que le Qi est une sorte d’énergie matérielle telle que l’électricité (les atomes et les électrons). Ce soi disant "Mouvement" est l’opposé de la matière physique. Il est toutefois difficile de le décrire comme un mouvement, car le lecteur pourrait l’associer à un mouvement corporel, ou un déplacement opposé à la quiétude.

    La compréhension de ce mouvement vient de textes Chinois classiques comme les "Les Classiques Internes de la Médecine de l’Empereur Jaune", "La Compilation Complète de Jing Yue" etc.

    Les classiques le définissent ainsi : " Hélas ! Le Qi est Xi Sheng". Xi signifie état de quiétude/ néant/ non-action, alors que Sheng signifie action/ création/ prospérité. Le Qi est une description de "Rien n’Arrive" tout autant que "Toute Chose Arrive". Le Qi est l’action et la non-action de chaque chose dans cet univers. Cependant, il est aussi écrit : " Le Qi est l’origine de la myriade des choses".

    Dans le monde physique, la substance (forme) et le Qi sont Yin et Yang respectivement.

    Prenez par exemple un arbre : le Tronc, Les Feuilles et les Racines sont la substance, tandis que la Croissance vers le Haut, la Poussée de Branches et le Changement des Couleurs des Feuilles sont tous du Qi. Le Qi (mouvement) et la substance créent la vie.

    La meilleure façon d’expliquer le Qi dans la pratique du Taijiquan est par une métaphore. Deux arbres semblables grandissent côte à côte. Tandis que dans des conditions normales ils se comportent de la même manière, lors d’une sécheresse, l’arbre dont le Qi est le plus fort enverra ses racines plus profondément dans le sol pour atteindre l’eau sous terre. Cet arbre survivra tandis que l’autre non. La même chose est vraie pour le Taijiquan.

    Lorsque deux adversaires entrent en conflit, celui dont le Qi est plus profond sera dans une position avantageuse. Traditionnellement cela est appelé "Gong". Il est vain de croire que le Qi dans le Taijiquan signifie la capacité d’exercer une force énergique telle que l’électricité. La pratique du Qi est l’habileté de se surpasser en force et talent vers un niveau plus haut et subtil.

    Exactement de la même façon que l’arbre peut se surpasser en approfondissant ses racines. De fait, chaque arbre peut approfondir ses racines, et cependant, certains peuvent avoir plus de talent. Avec cet exemple, le lecteur devrait apprendre que l’entraînement correct de la force est le fondement, tandis que l’approfondissement de celui du Qi est la voie réelle vers l’excellence.

    Lors de l’étape initiale de la pratique du Qi, l’étudiant ne sera pas capable d’utiliser le Qi dans les poussées de mains.

    Il est aussi vrai dans l’école scientifique qu’un débutant aura de grandes difficultés à appliquer l’effet de levier sur un adversaire. La raison pour laquelle les débutants de chacune des écoles échouent est la recherche unique de la "Force" (Li) ou son manque.

    Dans la plupart des écoles actuelles de Taijiquan les pratiquants croient que le Taijiquan est purement interne et négligent intentionnellement la recherche de la "Force" (Li). En réalité l’étude de la "Force" pour les débutants est de la plus haute importance.

    Mes deux grands enseignants, Hong Junsheng et Feng Zhiqiang, tous deux experts en Chen avec des points de vue différents sur le Taijiquan, parlent de la même chose.

    Hong Junsheng a écrit dans son livre : "Quatre onces l’emportent sur mille "pounds" est une phrase superlative et ne signifie pas forcément la quantité exacte de quatre onces et de mille "pounds". Cela signifie qu’une petite force peut vaincre une plus grande. Cela peut être obtenu par l’étude et la maîtrise de la "Force" (Li). (NDT : une livre ou pound équivaut environ à 500 grs).

    Dans l’histoire, de grands maîtres comme Wu Yuxiang (le fondateur du style Wu) pouvait soulever trois cents "pounds" au-dessus de sa tête. Hao Weizhen (le fameux promoteur du style Wu/Hao) pouvait soulever plusieurs centaines de "pounds".

    J’ai été témoin lorsque mon enseignant, Chen Fake, a soulevé par dessus sa tête mon frère de Taiji, Li Jianhua, qui pèse plus de deux cents "pounds". Avec tout cela j’ai réalisé qu’avoir la "Force" (Li) n’est pas une chose mauvaise en soi. Il s’agit d’étudier scientifiquement comment l’employer" (Hong Junsheng-Chen Shi Taijiquan Shiyong Quanfa).

    Mon grand maître Feng Zhiqiang lors de l’une de mes visites chez lui m’a dit : " La connaissance du Qi et de la puissance intérieure (Jin) est essentielle pour atteindre un haut niveau de Taijiquan, et cependant, sans l’étude de la "Force" (Li) en premier, les deux ensemble ne pourront jamais entrer en jeu".

    Ces deux grands maîtres conclurent que l’étude de la"Force" est la fondation de l’expertise martiale du Taijiquan.

    L’étude de la "Force" (Li) signifie :

    1. Comprendre ce qu’est la "Force". "Li"- la force musculaire externe.

    2. Comment pratiquer et développer la force musculaire d’une manière adéquate - sans se blesser. Un exercice courant est de secouer une perche, où le pratiquant pousse en avant une perche flexible, la ramène et la secoue vers le bas, tout cela dans un mouvement spiralé.

    3. Lier la force musculaire. Par exemple maîtriser la force d’un bras, puis apprendre à accroître la force externe du corps en liant les forces du bras, de l’abdomen, du dos, des jambes et des genoux.

    4. Après une période de temps approfondie de cet entraînement de base ou fondateur, apprendre comment dissoudre une force entrante avec sa propre force.

    5. Sentir la différence entre être solide et résistant, entre être élastique et raide vis-à-vis d’une force entrante.

    6. Après avoir franchi les étapes précédentes, l’étudiant diligent devrait rechercher à apprendre les mécanismes du corps et du Qi.

    Toutes les phases précédentes doivent être encadrées par un enseignant expérimenté, afin d’éviter de graves blessures ou le mauvais usage de la force brute. Cette dernière créera à la longue de mauvaises habitudes et gênera le développement d’une réelle expertise en Taijiquan. Elle compromettra aussi votre santé à terme. Les niveaux 3 à 5 sont axés sur les mains, sur les enchaînements de poussées de mains avec l’enseignant.

    Les mécanismes du corps recouvrent une théorie ce qui est assez acceptable par les pratiquants occidentaux.

    En revanche, les théories du Qi sont moins accessibles pour un occidental, et ce, pour diverses raisons. Tout d’abord, les théories du Qi proviennent de l’ancienne culture Chinoise qui est relativement nouvelle pour nous.

    De plus, il existe des barrières de langue ainsi que des divergences mentales entre les occidentaux et les érudits Chinois. Au niveau du mental, il y a une différence entre le mode de pensée linéaire et sphérique, ce qui sera expliqué un peu plus loin dans cet article.

    Toutefois, avant de continuer l’exploration des deux écoles, nous allons nous attarder un peu plus sur le concept du Qi.

    Le Qi est une description d’un mouvement. Pour la suite de cet article nous l’appellerons "Mouvement Beta".

    Le "Mouvement Beta" signifie le mouvement dans toute chose et chaque chose qui existe. Tout type de mouvement, qu’il soit petit ou grand reflète la vie. Cela peut être un mouvement très petit et lent, comme celui d’une pierre qui se transforme chaque million d’années. Cela peut être un mouvement grand et rapide, comme dans un ouragan. Tous sont des mouvements du Qi.

    C’est le côté ’Petit contre Grand’ et ’Rapide contre Lent’ de chaque mouvement qui donna naissance à la dualité et à la relativité dans toute chose. Une dualité appelée ’Yin et Yang’. Le ’Yin et Yang’ est une description du "Mouvement Beta". Yin décrit le petit et le lent, tandis que Yang le grand et le rapide.

    Jusqu’à present nous avons discuté et représenté le "Mouvement Beta" par une explication linéaire. En réalité, le "Mouvement Beta" est sphérique. Alors que nous voyons tous les mouvements comme grand ou petit, lent ou rapide, le Qi est premier et plus important encore, il se déplace vers le dedans et l’extérieur à la fois.

    Une analogie du "mouvement Dans et Dehors" est l’image d’un ballon qui se contracte et grossit. Le "Mouvement Beta" est un mouvement de condensation et de dispersion. Come l’a écrit Zhuang Zi, " Lorsque le Qi se condense, la vie apparaît et lorsque le Qi se disperse, la mort vient".

    C’est le "Mouvement Beta" qui se concentre pour donner forme et se disperse pour dissoudre la même forme. L e concept "d’Expansion et de Contraction" dans le Taijiquan décrit aussi cette idée. Dans le Taijiquan, le Qi retourne au Dantian (le centre d’Energie dans le bas de l’abdomen) et sort du Dantian dans chaque mouvement extériorisé.

    Lorsque vous initiez un mouvement, pour sortir du Dantian, le Qi s’étend vers les quatre membres. Alors que vous vous relaxez, le Qi retourne au Dantian. Chaque mouvement est un cycle de sortie et de retour en soi. A la différence de l’analogie avec le ballon, lorsque le Qi goes sort du Dantian, c’est une condensation du Qi dans le corps. Et alors que le Qi revient dans le Dantian, c’est une dispersion du Qi qui se produit dans le corps (le Qi se retire des membres pour aller dans le Dantian).

    Ainsi, quand le Qi sort du Dantian, le mouvement prend une forme. Et lorsque le Qi revient dans le Dantian, la forme se dissout. Le "Mouvement Beta" est un synonyme pour la création d’une transformation. C’est la compréhension qui porte ses fruits dans la pratique du Qi en Taijiquan.

    L’étudiant du Qi doit pratiquer très dur pour engendrer le "Gongfu", exactement de la même façon que doit le faire l’élève de l’école scientifique. Un mouvement est crée par l’expansion du Qi, et la manière dont un mouvement se dissout et se transforme est par la contraction du Qi. Et cependant, l’expansion et la contraction du Qi, en elle-même, ne produira pas l’expertise martiale. Il en va de même pour l’exploration seule des théories scientifiques.

    Voici quelques exercices pour accroître le Qi :

    a. Saisir le Qi : étirez vos deux mains au-dessus de votre tête avec les pieds écartés de la largeur de vos épaules. Fermez les poings comme si vous saisissiez le Qi du ciel, tirez légèrement vers le bas avec cette intention à l’esprit, amenant le Qi dans le Dantian supérieur au niveau du front puis vers le bas, dans la poitrine. Ouvrez les paumes de vos mains et pressez vers le bas le long de chaque côté de votre corps, pour ramener le Qi au niveau du Dantian médian (le bas de l’abdomen). Répétez l’exercice 36 fois.

    b. Collecter le Qi : depuis les deux côtés de votre corps, étirez vos mains vers le devant - à 60 cm devant votre nombril. Comme si vous collectiez le Qi de la nature, poussez-le vers et dans le Dantian médian avec cette intention à l’esprit. Répétez 36 fois.

    c. Posture Statique : tenez vous debout avec les pieds espacés de la largeur de vos épaules. Les deux mains relâchées à 18 cm devant le Dantian médian. Déplacez légèrement votre poids d’un pied vers l’autre. Maintenez le corps bien droit. Guidez votre attention depuis l’un des pieds vers le haut au Dantian et puis vers le bas jusqu’à l’autre pied.

    Avec de tels exercices, l’étudiant apprend à s’adapter aux changements dans le "Mouvement Beta".

    Lorsque deux adversires entrent en contact, l’initiative d’un mouvement par A crée une expansion de Qi dans la sphère qui l’entoure. Reçue correctement, cette expansion va aider B à vaincre A. C’est ici que toutes les théories sur les mécanismes du corps ne vont pas être très opératives, à moins que B ait accompagné et se soit adapté au mouvement de A, à l’instant le plus opportun .

    Cette idée est exprimée dans la tournure : "Lorsque tu ne te déplaces pas, je ne me déplace pas non plus, et lorsque tu souhaites te déplacer, je prends l’initiative de bouger". C’est la raison essentielle, sous-jacente à l’entraînement du Qi, afin obtenir l’expertise martiale.

    Dans la même symbolique, l’usage correct des mécanismes du corps est exprimé dans la phrase "Emploie quatre onces pour vaincre mille pounds".

    L’exemple ci-dessus signifie avoir un meilleur "timing" du fait de l’entraînement du Qi.

    Un autre exemple est lorsque A donne un coup de poing à B. B s’adapte à celui-ci et le déjoue par une quelconque technique choisie- en faisant une rotation sur le côté, une révolution ou une rotation du bras, etc.

    Il faut souligner ici qu’une personne dans la moyenne peut réagir à un coup de poing allant à 32 km/h, un étudiant entraîné en arts martiaux peut le contrôler à 64 km/h, alors qu’un expert martial qui a eu un entraînement correct en Qi, peut réagir à un poing allant à 128 km/h. La différence entre ce dernier et les deux précédents est une forme d’anticipation plutôt que de réaction, où ce dernier est une action effective de B avant que A ne déclenche son coup de poing. Avant même le mouvement de A, aussitôt qu’il pense donner un coup de poing, c’est la sensation du Qi que B perçoit.

    C’est pourquoi un maître exceptionnel de Taijiquan peut donner un petit coup (apparemment) légèrement de sa paume, d’entrée de jeu, sur un coup de poing à pleine puissance, et faire rebondir violemment son adversaire en arrière. C’est la combinaison de la maîtrise de sa propre force, de celle de son adversaire et de la sensation anticipative du Qi, qui lui permet de localiser dans le temps et l’espace la zone de contact optimale.

    C’est à travers l’exploration des ’Mécanismes du Corps’ qu’une profonde compréhension du "Mouvement Beta" naîtra dans la pratique. De même, par l’étude du Qi, les ’Mécanismes du Corps’ s’approfondiront.

    C’est pourquoi dans tous les classiques du Taijiquan les maîtres ont parlé du Qi et en même temps appliqué les ’Mécanismes’. De fameux maîtres de Taijiquan tels que Chen Fake, Yang Chengfu, Wu Yuxiang, Sun Lutang et Hu Yaozhen pour n’en citer que quelques uns, parlaient tous du Qi et utilisaient à la fois d’excellentes routines de corps. L’intégration des deux mène à une expertise suprême dans les arts martiaux, tout en apportant de nombreux bénéfices à notre santé et une haute vertu morale.

    En tant que pratiquants du Taijiquan nous devrions tous porter le flambeau de l’héritage de nos maîtres et explorer à la fois tous les aspects du Taijiquan : les mécanismes ou routines du corps et le Qi, les intentions au niveau physique et mental, le Yin et le Yang.

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