• COMMENT PRATIQUER LE TAÏJIQUAN

     

    COMMENT PRATIQUER LE TAÏJIQUAN

    Il est facile de s’initier au taijiquan, mais pour être virtuose, on doit faire des efforts assidus. Voici les points qui méritent l’attention des débutants et élèves avancés :

     

     

    1. Vitesse régulière

    Le taijiquan du style Yang. Il fait appel à une vitesse régulière; Les débutants peuvent s’exercer à un rythme lent en vue de saisir les points essentiels, mais une vitesse régulière est nécessaire du début à la fin de la forme. Quand on maîtrise bien la technique, on se permet d’accélérer le rythme. Une séance d’exercice demande environ de 4 à 6 minutes.

     

    2. la position du corps choisie selon la constitution physique.

    Il n’y a pas de règles fixes quand à la hauteur de la position que l’on prend lors de la pratique. Pour les jeunes et les personnes en bonne santé, il leur est possible d’avoir une position relativement basse ; Les personnes âgées ou de santé fragile peuvent choisir une position haute. En bref, la hauteur de la position doit être décidée dès le début. A part les mouvements particuliers « descendre et se tenir sur une jambe », on exécute les autres mouvements en se tenant à la même hauteur.

     

    3. Enchaînement des différents mouvements.

    L’ exercice du taïjiquan exige une succession parfaite des mouvements. La fin d’un mouvement est le commencement de l’autre. Les débutants ne doivent pas faire de pause et interrompre le circuit de l’énergie à chaque changement de mouvements ; ils ne doivent pas non plus avoir un changement brusque. Les exercices et les changements de mouvements s’effectuent tout habituellement. Il faut prêter attention aux positions des différentes parties du corps, ainsi qu’à l’orientation des mouvements, et ainsi les changements sont stables et souples.

     

    4. Mouvements séparés et ensemble de l’exercice.

    La boxe est composée de mouvements séparés qui ont des points communs et des points particuliers. Il importe de maîtriser la technique particulière de chaque mouvement. Par conséquent, il est nécessaire de répéter les principaux exercices, tels que « mouvoir les mains comme des nuages », « fouet simple », « saisir la queue de l’oiseau ». En même temps, l’on ne doit pas négliger l’enchaînement des mouvements, ce n’est qu’ainsi que l’on peut arriver à saisir les principes de la pratique et à renforcer la cohésion. Il est proposé de répéter, 3 à 5 fois par jour, les principaux exercices et les mouvements avec lesquels on n’est pas familiarisé, 1 ou 2 fois l’ensemble des exercices. Bien sûr, si l’on a assez de temps, on pourra faire plus de séances.

     

    5. Mise en jeu du contrôle mental

    Le taïjiquan est un sport combinant la forme et l’esprit. Selon la théorie de la boxe, « la forme est le corps, et l’esprit, l’application ». En faisant une comparaison, on peut considérer la forme comme un verre et l’esprit comme le vin qui la remplit ; sans vin, le verre sera vide. Les praticiens doivent tout d’abord saisir l’idée maîtresse et les traits caractéristiques de la boxe dans leur intégrité, c’est à dire naturel et douceur, ni trop tendu, ni trop relâché, trouver l’harmonie de la philosophie chinoise. En second lieu, ils doivent comprendre l’essentiel de chaque mouvement et associer l’esprit à la forme durant l’exercice. Par exemple, en faisant l’exercice « La grue blanche déploie son aile », on doit imiter la grue perchée d’une part et sentir la souplesse de l’oiseau d’autre part afin de mieux connaître les principes du taïjiquan.

     

    6. Equilibre.

    Le mot « taïji » signifie équilibre. En effet, le taïjiquan utilise différents mouvements contradictoires pour aboutir à une unité idéale. Prenons comme exemple, l’avance te le recul, la gauche et la droite : on recule pour avancer ; on passe à droite pour aller à gauche, de sorte que le recul sous-entend l’avance et la gauche, la droite. Citons encore l’exemple de la détente et de la tension : la tension est dans la détente et la détente, dans la tension. La tension ne signifie pas raideur; la détente n’est point le simple relâchement. Il en est de même pour les mouvements courbes et droits. Courbe ne veut pas dire fléchissement excessif des articulations, c’est ce qu’on appelle « les mouvements droits dans les mouvements courbes ». Une recherche approfondie pour gérer ces oppositions est, en elle-même, un pratique.

     

    7. Techniques de base.

    Les formes des mains et des pieds, les changements de pas sont les techniques de base qu’on utilise du début à la fin de la forme. C’est pourquoi il faut s’y entraîner régulièrement.

     

    Chacune des formes des mains et des pieds est liée à l’exercice de l’ensemble des mouvements et joue un  rôle primordial. Les changements de pas qui traduisent les rapports entre le « vide » et le « plein » consistent à unir les différents mouvements en un tout. Si on les exécute de façon correcte, on aura une grande souplesse du corps et une position stable des pieds ; avec des pas lourds, il est impossible de pratiquer le taïjiquan.

     

    Extraits de l’excellent petit ouvrage de Li Xingdong – Initiation au taïjiquan – édité en Chine en français sous l’ISBN 7-119-01900-7 OU 7-F-2902P.

     

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